Le drapeau brésilien, sur la plage de Botafogo, à Rio de Janeiro, pendant le Mondial de football, le 25 juin 2014. (AFP / Rodrigo Buendia)

“Arigato gozaimasu, Brésil”

Rio de Janeiro -- Voici l’histoire de pourquoi, pour saisir ce qui anime les Brésiliens, j’ai dû apprendre du japonais. Mais aussi comment, dans l’intervalle, je me suis cassé un doigt de pied, déboité un doigt de la main, foulé à peu près tout, meurtri le reste, et fait des amis avant de terminer mon tour avec un tas de questions sur ce pays aussi enchanteur que déroutant.

Mais les choses ne sont jamais simples au Brésil.

D’abord un mot pour expliquer comment j’y suis arrivé.

Normalement, occuper un nouveau poste en tant que correspondant c’est un peu comme un mariage arrangé qui serait réussi. Vos patrons sont d’accord et le pays vous attend. Il vous reste à faire connaissance, mais vous avez sans doute déjà des choses en commun. Par exemple, vous en parlez la langue ou bien vous y avez peut-être déjà travaillé il y a des années, ou encore vous avez toujours été fasciné par la culture de l’endroit.

View of the Botafogo cove in the Guanabara Bay with Christ the Redeemer statue atop the Corcovado mountain, at dawn in Rio de Janeiro, Brazil, on September 4, 2017. Vue de la crique de Botafogo dans la baie de Guanabara, sous la montagne du Corcovado et sa statue du Christ Rédempteur. Rio de Janeiro, Brésil, 4 septembre 2017. (AFP / Apu Gomes)

Et puis il y a l’alternative, qui a tout du rendez-vous caractéristique des sites de rencontres. Vous n’avez pas complètement réfléchi à la chose. Vous êtes attirés par les maigres détails disponibles. Préparé ou pas, vous vous engagez, le cœur battant, et vous tentez d’accorder la description de votre partenaire à la réalité.

Après des années passées aux Etats-Unis, en Europe et en Russie, mon transfert à Rio en 2015 appartenait plutôt à ce genre-là.

Ni ma famille ni moi n’avions jamais mis le pied au Brésil. L’essentiel de mes impressions sur le pays venait de films ou de souvenirs de l’équipe de football au maillot jaune, alternant des phases de conquêtes et de crises de larmes. La seule chose que je pouvais prédire avec certitude étant que je ne saurai jamais danser correctement la samba.

Mais quelque fois, c’est une bonne chose pour un journaliste de démarrer de zéro.

Diving in. A young man jumps into the sea at Boa Viagem beach in Salvador, Bahía, Brazil, on January 1, 2015. La plage de Boa Viagem, à Salvado de Bahia, 1er janvier 2015. (AFP / Yasuyoshi Chiba)

En 2015, toute la classe politique brésilienne plongeait dans une crise de corruption appelée « Lavage Express », Rio était à un an d’accueillir les premiers jeux Olympiques à se tenir en Amérique du sud, et j’aurais à écrire surtout cela.

Certaines fois les scènes vues au Brésil avaient tous les attributs des séries télévisées à l’eau de rose qui sont la marque de l’Amérique latine. D’autres fois, elles avaient tout du mauvais rêve.

La destitution brutale de la président Dilma Rousseff en 2016; l’économie gagnant le qualificatif charmant de « pourrie » par les économistes; le «carnaval» ; le « Lavage Express » ; l’épidémie de Zika ; la guerre contre la drogue ; les préparatifs controversés pour des jeux Olympiques dont tout le monde savait qu’ils alimenteraient une corruption tentaculaire…

Les histoires n’ont cessé d’affluer, de se mêler, comme celle sur la peur que les moustiques portant le virus Zika festoient sur les peaux nues des participants au carnaval, ou que l’impopularité de Michel Temer, remplaçant de Rousseff, le fasse siffler pendant les Jeux.

Cela dit, rester au fait de l’actualité n’est que la prémisse à la relation d’un journaliste avec un pays.

Je voulais quelque chose de plus vrai.

Children play with water at the Madureira park in Rio de Janeiro, Brazil, on January 25, 2015.Dans le parc de Madureira, Rio de Janeiro, 25 janvier 2015. (AFP / Yasuyoshi Chiba)

Et c’est comme ça que je me suis retrouvé un soir à grimper l’escalier raide d’un club de judo. Je n’y connaissais rien, encore moins qu’au Brésil, mais le club avait l’avantage de se trouver au coin de la rue. Chaque soir en rentrant du travail j’y voyais des gens vêtus de blanc et de bleu qui tournoyaient. Ça m’a intrigué.

Je me suis dit qu’un sport un peu rude et remuant pourrait être une métaphore de la vie dans le plus grand pays du continent sud-américain. L’autre intérêt étant que le club ne contenait aucun autre gringo. Il est très facile pour un étranger de passer l’essentiel de son temps avec d’autres expatriés. Et en tant que journaliste il est aussi très tentant de se contenter de l’avis des analystes professionnels que nous citons à longueur d’articles. Je voulais être au plus près de la réalité du pays.

C’est au Judô Clube Oswaldo Simoes (JCOS), -un endroit minuscule avec un tatami bleu, le portrait traditionnel du fondateur du sport Jigoro Kano, et des filets aux fenêtres-, que commencerait mon éducation.

Dans un environnement si brésilien et avec des partenaires exclusivement locaux, je comptais bien en profiter pour améliorer mon portugais. Le problème est que si la grammaire et la prononciation sont difficiles à maîtriser en temps normal, essayez donc quand votre interlocuteur est en train de vous pousser ou de vous projeter à l’autre bout de la pièce.

J’ai compris que les filets aux fenêtres étaient conçus pour garder les participants à l’intérieur du dojo.

The author (on the ground) takes a tumble during his judo class in Rio de Janeiro, August 29, 2018.L'auteur, au sol, pendant un cours de judo au JCOS, Rio de janeiro, 29 août 2018. (AFP / Carl De Souza)

J’ai aussi levé un lièvre dans mon voyage linguistique: il fallait que je me mette au japonais. OK, il s’agissait juste du vocabulaire pour le judo, mais quand vos conversations après le travail incluent des mots comme koshi, kuzuri, kumikata et kansetsu, vous savez que vous n’êtes plus au Kansas.

Pour ce qui est du portugais, même comprendre le nom de mes collègues pouvait être ardu. Les Brésiliens adorent les surnoms et les abréviations, en appelant par exemple « Lula » l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, même si son nom est da Silva.

Au JCOS les noms des gens étaient marqués sur leur ceinture mais ça ne m’aidait pas beaucoup.

The author's judo belt.La ceinture de judoka de l'auteur. (AFP / Carl De Souza)

Prenez Leo, un type costaud. C’était plutôt simple. Mais son fils est arrivé et il s’appelait aussi Leo. Mais comme il était plus massif que son père, on l’appelait couramment Big Leo ou simplement « Big » (gros), en anglais, et en le prononçant « Biig ».

Un judoka appelé Ze était en fait Jose Carlos. Son fils, un adolescent costaud, avait aussi un nom que je n’ai jamais pu savoir, parce que tout le monde l’appelait Toddy Riner. En hommage au champion de judo français Teddy Riner, et pour son prénom en référence au nom d’une boisson chocolatée que le jeune garçon adorait. Pour simplifier, nous l’appelions Toddy.

Et moi?  J’étais « o gringo », qui n‘a pas de connotation péjorative au Brésil. Cela veut juste dire qu’on est étranger.

Mais petit à petit, je l’ai été de moins en moins, étranger.

J’ai commencé à renverser mes adversaires. Je n’ai plus été forcément celui qui était étranglé. J’ai commencé à maîtriser le portugais et des rudiments de japonais.  Et surtout, j’ai eu la chance de voir les Brésiliens tels qu’ils sont, sans le filtre du journalisme.

Brazilian gymnast Virginia Lins does a handstand on Ipanema Beach in Rio de Janeiro, Brazil, on June 1, 2018.La gymnaste brésilienne Virginia Lins sur la plage d'Ipanema, Rio de Janeiro, 1er juin 2018. (AFP / Carl De Souza)

Et donc, après trois ans sur le tatami avec Oswaldo et son équipe du JCOS, et à la veille de mon départ pour les Etats-Unis, voici quelques observations :

En m’inscrivant au JCOS j’ai effectué un vrai rite d’initiation brésilien : rejoindre mon premier groupe de conversation sur le réseau social.

L’application de messagerie est omniprésente dans la société brésilienne. Quasiment tous les utilisateurs de smartphone dans ce pays de 209 millions d’habitants utilisent WhatsApp pour leurs appels et textos.

Le flux quotidien de messages du groupe m’a ouvert une fenêtre sur le talent de premier ordre des Brésiliens pour les mèmes, leur partage efficace des vidéos sur YouTube, et leurs échanges épiques de blagues truffées d’émoticônes où par exemple KKK veut dire LOL. Fait avéré : quand deux Brésiliens ou plus se retrouvent sur WhatsApp les LOL fleurissent

Musicians play samba music, as they do every Monday, at Salt Stone Square (Pedra do Sol) near Rio de Janeiro's port, November 12, 2012. Musiciens jouant de la samba sur la place Pedra do Sol, sur le port de Rio de Janeiro, le 12 novembre 2012. (AFP / Christophe Simon)

Faux, mais tout de même… J’ai été surpris du nombre de pratiquants du judo sur le tatami qui passent leur temps dans la journée à régler un conflit juridique. Ca n’aurait pas dû être une surprise : avec plus d’un million d’avocats, le Brésil est dans le haut du panier pour leur nombre par habitant. Une pléthore de juristes et une justice inefficace sont un des traits caractéristiques du pays.

Le JCOS est situé dans le quartier relativement calme de Copacabana et pas mal de ses membres, même si ce ne n’est pas tous, appartiennent à la classe moyenne plutôt aisée. Mais comme en atteste le flux régulier de morts et blessures par balles à Rio, il n’y a pas d’endroit vraiment sûr dans une ville où les criminels sont souvent plus forts que la police et où les policiers peuvent être aussi violents que les gangsters.

En plein entraînement nous pouvions entendre des cris ou d’autres signes de bagarre ou de problèmes dehors, qui attiraient toujours les judokas aux fenêtres

Beaucoup de membres du club habitaient loin de là, effectuant de longs trajets pour venir, et souvent notre groupe WhatsApp s'animait avec des avertissements glaçants sur des fusillades ou des raids de police interrompaient le trafic sur les autoroutes. 

Pendant une opération de la police militaire dans la favela Rocinha, à Rio de Janeiro, le 23 septembre 2017. Pendant une opération de la police militaire dans la favela Rocinha, à Rio de Janeiro, le 23 septembre 2017. (AFP / Carl De Souza)

Comme tant de Cariocas, comme s’appellent les habitants de Rio, les membres du JCOS ne cessent de se flanquer des bourrades, en riant et en parlant fort. Les Cariocas ne sont pas fans du repos et de la retenue.

Mais il y a un grand sujet tabou : la politique. Car la tension est grande à l’orée de l’élection présidentielle prévue en octobre.

Le politicien le plus populaire reste Lula, malgré sa détention pour corruption. En deuxième position on trouve un ex-capitaine de l’armée de l’air, d’extrême droite, appelé Jair Bolsonaro, qui pense que la dictature de 1964 à 1985 était plutôt une bonne chose. Le résultat de cette élection influencera le destin de dizaines de millions de gens, mais débattre du choix entre amis est visiblement trop douloureux.

Quand la règle de silence sur ce sujet est violée dans le groupe WhatsApp du club, un de ses membres s’empresse de la rappeler : « Juste le judo ».

En fait, il y a un autre sujet considéré comme trop polémique pour être abordé au JCOS : le championnat de football.

Brazilian ex-president Luiz Inacio Lula da Silva is carried by supporters after attending a Catholic Mass in memory of his late wife in Sao Bernardo do Campo, in Sao Paulo, Brazil, April 7, 2018.L'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, porté par ses partisans après avoir assisté à une messe à la mémoire de son épouse, à Sao Bernardo do Campo, Sao Paulo, le 7 avril 2018. . (AFP / Nelson Almeida)

Les séances spéciales d’entraînement, avec par exemple la participation d’un athlète connu, commencent souvent à Rio au son de l’hymne national. Les Brésiliens sont très fiers de leur pays, sans l’agressivité du nationalisme.

Mais, encore une fois, les temps sont difficiles. J’ai senti chez Sensei (Maître) Oswaldo, qui représentait le Brésil aux Jeux olympiques à Moscou et dans d’autres compétitions internationales, un véritable désespoir face à la criminalité et à la corruption qui minent le pays qui l’aime.

Cela explique le nombre apparemment croissant de Brésiliens cherchant à émigrer ou obtenir une double nationalité. Un camarade de judo est rentré de vacances au Japon estomaqué par l’ordre qui y règne: « Je n’avais aucune envie de revenir ».

Un autre est sur le point d’emmener sa famille en Allemagne. Que vaut un environnement sûr pour élever un jeune enfant, loin des fusillades à l’arme automatique de Rio ?

Residents flee during a police raid in the Morro do Alermao favela in Rio de Janeiro, November 28, 2010.Des habitants fuient leur quartier pendant un raid de la police dans la favela Morro do Alermao, à Rio de Janeiro, le 28 novembre 2010. (AFP / Jefferson Bernardes)

Nous avons tous vus les images des stars du football brésilien en pleurs, que ce soit de joie ou de tristesse. Et quiconque communique par mails ou téléphone avec des Brésiliens, y compris dans un cadre professionnel, fait vite l’expérience du déconcertant « embrassades et baisers » qui est la version locale de la formule anglaise très coincée «Tout le meilleur ».

The author and his judo Sensei Oswaldo hug each other, a regular practice at the judo center.L'auteur et son Sensei de judo, Oswaldo, dans une accolade habituelle au club. (AFP / Carl De Souza)

Au JCOS, Sensei Oswaldo accueille ses élèves avec une vraie embrassade et parfois même un baiser sur le front. Juste avant de leur apprendre comment balancer leur adversaire en l’air.

La société brésilienne est très macho, mais la tendresse est véritable et contagieuse.

C’est l’une de ces petites choses qui facilitent la vie dans un endroit difficile.

Une fois, tout le club s’est cotisé en secret pour envoyer Sensei Oswaldo à Miami pour participer à la compétition internationale des judokas vétérans.

Ses modestes revenus l’avaient toujours empêché d’entreprendre un voyage aussi coûteux. Le vieux guerrier en est revenu avec une médaille de bronze.

Le soir où nous lui avons fait la surprise les étudiants de Sensei ont surgi dans le dojo en chantant un hymne de football « Le champion est de retour ». Il y a eu des discours, Sensei a essuyé quelques larmes, avant que tout le monde se retrouve dans un bar. C’est le Brésil dans ce qu’il a de plus joyeux, spontané et généreux.

Le Brésil semble parfois si submergé par les problèmes économiques, sociaux, de criminalité et de corruption, qu’on peut se demander s’il s’en sortira jamais.

Pendant mes heures d’entraînement au JCOS ou celles du week-end avec les judokas d’autres clubs je ne pouvais m’empêcher de penser que le Brésil aurait plus de chances d’y arriver s’il vivait plus en accord avec les valeurs du judo.

A youngster flies a kite at the Vidigal favela in Rio de Janeiro, Brazil on May 18, 2018.Un jeune joue avec son cerf-volant dans la favela Vidigal, Rio de Janeiro, 18 mai 2018. (AFP / Carl De Souza)

Le Brésil semble parfois si submergé par les problèmes économiques, sociaux, de criminalité et de corruption, qu’on peut se demander s’il s’en sortira jamais.

Pendant mes heures d’entraînement au JCOS ou celles du week-end avec les judokas d’autres clubs je ne pouvais m’empêcher de penser que le Brésil aurait plus de chances d’y arriver s’il vivait plus en accord avec les valeurs du judo.

Certes, c’est sans garantie de succès. Le Russe Vladimir Poutine est judoka depuis toujours et beaucoup l’accusent de violations des droits de l’Homme et d’actes de corruption qui feraient passer le Brésilien impliqué dans le plus gros scandale pour un enfant de cœur.           

Mais le judo a aidé beaucoup de personnes à mener leur vie droitement.

Prenez Rafaela Silva, la judoka noire née dans une dangereuse favela de Rio. Elle a non seulement conquis les cœurs de sa nation en remportant l’or aux Jeux de Rio mais s’est servie de sa notoriété pour remettre à leur place les racistes – dans un pays déchiré par le racisme- qui l’avaient traitée de singe après sa disqualification lors des Jeux de Londres quatre ans plus tôt.

Peu de noirs du pays ont une telle occasion de défendre leurs droits.

Brazilian judoka Rafaela Silva, wearing the gold medal that she won at the Rio 2016 Olympic Games, waves during a parade in the Cidade de Deus favela where she was born, August 22, 2016.La judoka Rafaela Silva, avec la médaille d'or gagnée aux Jeux Olympiques de Rio 2016, lors d'une parade dans sa favela natale de Cidade de Deus, le 22 août 2016. (AFP / Yasuyoshi Chiba)

Un autre médaillé olympique en judo, Flavio Canto, est issu d’une catégorie sociale opposée. Celle d’un privilégié avec un père physicien nucléaire. Mais il a utilisé sa gloire et son talent pour fonder une des organisations charitables sportives les plus efficaces du Brésil, l’Instituto Reação, qui offre des entraînements au judo aux enfants les plus pauvres de Rio. Et parmi ses récipiendaires, on trouve Rafaela Silva.

A person climbs the mountainside of Rio de Janeiro's Sugar Loaf on August 23, 2017.A person climbs the mountainside of Rio de Janeiro's Sugar Loaf on August 23, 2017.Un grimpeur sur la montagne du Pain de sucre, à Rio, le 23 août 2017. (AFP / Apu Gomes)

Tout judoka, dès la ceinture blanche, doit apprendre le respect, l’entraide, la recherche de la perfection, la patience et la dureté sans la méchanceté.

Imaginez si les gens comme le président Michel Temer et la plupart des parlementaires, les chefs des escadrons de la mort urbains, les cyniques barons de la drogue, les policiers corrompus et les fonctionnaires qui volent en laissant s’effondrer les services publics pouvaient apprendre ces mêmes leçons ?

Sur le tapis de judo, les noirs et les blancs sont vraiment égaux. Ils luttent et souffrent pareillement. Ils s’inclinent l’un devant l’autre à l’identique.

Imaginez si ces valeurs pouvaient se répandre dans un pays qui pourrait être sur le point d’élire Bolsonaro, un homme qui moque la proposition que le Brésil pourrait se repentir de son passé de plus gros importateur d’esclaves africains ?

Au judo, l’humilité et la simplicité sont des valeurs cardinales.

Imaginez qu’elles soient transmises aux élites dans leurs villas cernées de hauts murs de Rio et Sao Paulo, qui regardent de haut les gens simples et vraiment humbles qui fouillent leurs ordures en dessous 

View of the upscale neighborhood where Brazilian football star Neymar has a luxury villa, Mangaratiba, Rio de Janeiro, March 4, 2018.Vue du quartier chic où la star du football brésilien Neymar possède une villa, Mangaratiba, Rio de Janeiro, 4 mars 2018. (AFP / Mauro Pimentel)
View of the Rocinha favela in Rio de Janeiro, Brazil on December 6, 2011.Vue de la favela Rocinha, Rio de Janeiro, le 6 décembre 2011. (AFP / Christophe Simon)

 

Brésil, tu as tant de combats à mener. Mais de ce que j’en ai vu au JCOS tu as aussi beaucoup de forces.

Je te souhaite beaucoup, beaucoup d’ « ippons », comme on appelle les points qui marquent le gain du match.

« Domo arigato gozaïmasu », (merci) pour les souvenirs.            

Et j’espère que tes larmes à venir seront plus celles de la joie que de la tristesse.

A Brazilian man plays football in Porto Seguro on June 28, 2014, during the Brazil-hosted 2014 FIFA World Cup.Pendant le mondial 2014, accueilli par le Brésil et dont l'équipe nationale échoue en demi-finale face à l'Allemagne. Porto Seguro le 28 juin 2014. (AFP / Anne-christine Poujoulat)

 

Sebastian Smith